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CONCUBINAGE

Le concubinage est une union libre qui prend fin par :
Séparation à l’amiable
Séparation en cas de désaccord
Séparation en cas de décès
S’agissant du règlement des conséquences de la rupture par les concubins eux-mêmes s’agissant :
- des biens acquis pendant leur union (répartition des meubles, voiture, etc.)
- de la famille (garde ou résidence des enfants)
- du patrimoine (vente d’un ou plusieurs biens immobiliers)
- Le concubin survivant n’est pas héritier
- Pas d’attribution préférentielle au concubin sauf convention d’indivision établie lors de l’investissement ou existence d’une société créée de fait
Compétence du juge aux affaires familiales (JAF) qui statue concernant les enfants sur :
- la résidence
- le droit de visite et d’hébergement
- la pension alimentaire
Le JAF peut :
- octroyer une indemnité en cas de rupture abusive ou enrichissement de l’un des concubins au détriment de l’autre
- liquider et partager des intérêts patrimoniaux
Mais de combien de temps dispose-t-on pour réclamer son dû à son ancien partenaire ?
Encore faut il être prudent et ne pas attendre la prescription les concubins ne sont pas protégés par les termes de la loi et les dispositions de l’article 2236 du code civil qui suspend la prescription de 5 ans à la rupture du pacs ou du mariage.(excepté pour les créances entre époux séparés de biens dont le règlement ne constitue pas une opération de partage)
C’est donc l’article 2224 du code civil qui s’applique soit 5 ans à compter de la créance (c’est à dire le mouvement financier d’origine, parfois il s’agit d’échéances de crédits)
L’action saisissant le juge aux affaires familiales pour les enfants n’interrompt pas la prescription concernant les aspects patrimoniaux.
La rupture ne permet pas de revenir sur certains dûs trop antérieurs.
Corinne FERRER Avocat à Montpellier
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Nos valeurs

Honnêteté:
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Si votre objectif n’est pas atteignable je vous le dis dès la première consultation.
S’il l’est je vous donne des conseils pour l’atteindre par une simple consultation ou par un accompagnement complet
Sérieux:
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Avocate en divorce séparation du couple, liquidation du patrimoine , succession

Avocate depuis 20 ans, je m’intéresse particulièrement aux évènements de la vie privée et familiale, le divorce, les successions, la question de la garde des enfants.
Se séparer de son conjoint(e) , divorcer, est une situation délicate et s’ajoute des difficultés affectives et matérielles pour se séparer juridiquement, financièrement.
Bien sûr les enfants sont à préserver.
Avant d’agir prenez un conseil, vous pouvez prendre rendez vous en fonction de vos disponibilités.
Vous voulez partir du domicile mais que cela ne se retourne pas contre vous?
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Comment faire vis à vis du propriétaire de votre domicile? comment fermer un compte joint? je suis mariée mais séparée de fait depuis quelques mois, puis je acheter un bien immobilier? je viens de percevoir une prime de mon employeur est ce que je devrais la partager avec mon conjoint ou ex conjoint? comment et à quel moment mettre un terme au pacs? juridiquement? fiscalement?.
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la parole de l’enfant
L’article 388-1 du code civil prévoit que lorsque le Tribunal est saisi d’une demande concernant des enfants mineurs, ces derniers peuvent être entendus par le magistrat en charge du dossier.
Les titulaires de l’autorité parentale doivent informer leurs enfants mineurs, capables de discernement, de leur faculté d’être entendus.
En général les juges estiment qu’entre 7 et 10 ans les enfants ont un discernement suffisant.
La cour de Cassation dans un arrêt récent indique que le parent qui n’a pas donné l’information ne peut ensuite solliciter la nullité du jugement rendu.
https://www.courdecassation.fr/decision/693927a0c988783351cb64ee
Il n’y a donc pas de sanction si le parent n’est pas diligent à informer son enfant qui de ce fait est privé de son droit.
Des modalités pratiques pourraient etre mise en oeuvre prochainement pour que les enfants soient informés par courrier par le greffe de leur droit d’etre entendu, ce qui pourrait permettre à la parole de l’enfant d’etre plus effective.
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faq
questions réponses sur la procédure
Mon époux(se) veut divorcer dois je prendre un avocat?
Oui, chacun des époux doit prendre un avocat.
Je suis convoqué devant le Juge aux affaires familiales pour une audience en mesure provisoires ma présence est elle obligatoire?
Non, votre avocat peut vous représenter lors de cette audience.
J’ai quitté le domicile dois je donner ma nouvelle adresse?
Si vous avez des enfants vous devez communiquer votre adresse, si non, vous n’avez pas d’obligation mais vous risquez de ne pas recevoir la convocation en divorce ce qui peut poser problème.
combien de temps durent les mesures provisoires prononcées lors de la 1ere audience?
tout le temps de la procédure
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Petit guide du divorce
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La rentrée scolaire 2024 : comment gérer les frais de rentrée en cas de séparation ou de divorce
La rentrée scolaire 2024 et ses frais lorsqu’on est séparés ou divorcés.
C’est la rentrée, il faut reprendre les habitudes d’organisation de la famille, courses, devoirs, vêtements, santé, sport, vous remettez tout en ordre.
Tous ces efforts sont là pour donner un cadre permettant aux enfants de suivre le rythme : limiter les écrans , se concentrer sur les devoirs, privilégier le sommeil bref tout mettre en œuvre pour qu’il réussisse .
Qui doit payer les dépenses ?
Celui qui a la résidence principale de l’enfant, d’autant que l’allocation de rentrée scolaire lui est normalement versée.
Il est quand même possible de demander au magistrat en plus de la pension alimentaire, que les frais scolaires et extra scolaires soient partagés par moitié.
Qu’est ce que cela représente ?
Les frais d’école privée
Les frais de fournitures scolaires mais pas les vêtements
Uniquement si la décision le prévoit : la cantine
L’activité extrascolaire une ou plusieurs en fonction de la décision
Les frais médicaux restant à charge, une fois les remboursements de mutuelle et sécurité sociale effectués.(pensez à le demander les enfants grandissent souvent avec de l’orthodontie…)
Et s’il a besoin de cours particuliers ?
Mieux vaut le prévoir, si l’autre parent veut limiter les dépenses et semble ne pas comprendre l’intérêt …
Que faire, si malgré la décision rendue l’autre parent ne veut rien entendre et ne participe pas ?
Prendre rendez-vous avec votre avocat, ou un huissier pour que soit exécutée la décision.
En cas de garde alternée un seul des parents perçoit l’allocation, il faut donc prévoir ce point lors du jugement, ou lors de la convention parentale.
Soit les parents peuvent se répartir équitablement les charges et l’allocation
Soit se partager les frais une fois l’allocation dépensée
Soit un conserve les parts fiscales et l’autre l’allocation
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Un avocat pour?

Confronté à une situation délicate , vous avez besoin de conseils.
Votre but est d’être sécurisé, et le droit regorge de possibilités.
Dans le secret de mon cabinet , vous pourrez déposer vos peurs et je vous écouterai sans vous juger.
Je vous proposerai ensuite une prise en charge de votre problème, pour que vous puissiez repartir à votre vie quotidienne avec un sentiment de légèreté.
Assurer votre sécurité est ma priorité.
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Cassation
Revirementde jurisprudence: Arrêt de la Chambre plénière de la Cour de Cassation du 28 juin 2024
Lorsqu’un enfant commet une faute ayant entrainé un préjudice, la responsabilité de ses parents est engagée.
Avant cet arrêt plus précisément était engagée la responsabilité du parent qui avait la résidence principale de l’enfant de sorte que lorsque le fait dommageable était commis alors qu’il était en vacances ou en week-end chez l’autre parent, celui ci n’était pas responsable .
Dorénavant la Cour indique que sera engagée la responsabilité du parent ou des parents qui exercent l’autorité parentale.
Donc pour la plupart des cas les deux parents.
Car hormis le cas du parent qui aurait reconnu l’enfant passé son premier anniversaire ou motifs graves, l’autorité parentale est exercée conjointement.
Cette solution bien que plus équitable pour le parent qui a la résidence principale, va poser question lorsque le fait générateur de la responsabilité va se dérouler chez le parent qui n’exerce pas l’autorité parentale mais qui bénéficie d’un droit de visite et d’hébergement et qui aura manqué à son devoir de surveillance…
Avec cette décision, la Cour de cassation considère que les deux critères prévus au code civil pour engager la responsabilité des parents (exercice de l’autorité parentale et cohabitation avec l’enfant) sont
consubstantiels : le fait qu’un enfant cohabite avec ses parents est la conséquence de l’exercice conjoint de l’autorité parentale.
Lorsque les parents exercent conjointement l’autorité parentale, la condition de cohabitation est donc
considérée comme remplie même lorsqu’ils sont séparés et que l’enfant ne réside plus que chez l’un d’entre eux.
Dans ce cas, les deux parents demeurent responsables des dommages causés par l’enfant mineur.
Cette cohabitation ne cesse que si une décision administrative ou judiciaire confie l’enfant à un tiers.
Dans ce cas, l’enfant réside chez cette tierce personne et la responsabilité des parents de l’enfant mineur ne pourra pas être engagée, même si ces derniers continuent d’exercer leur autorité parentale. -
droit de la famille
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Le Roman de Jim

Ce film des frères Larrieu issu d’une œuvre littéraire, traite de la paternité.
On y découvre la vie d’Aymeric un homme jurassien de ses 25 à ses 48 ans, qui tombe amoureux de Florence alors enceinte de plus de 6 mois.
Christophe, le père biologique, homme marié et ayant deux enfants, est informé de la grossesse mais ne souhaite pas quitter sa femme et ni même reconnaitre l’enfant.
C’est Aymeric qui va s’occuper de Jim depuis ce jour avec beaucoup de patience et d’amour, ce jusqu’à ce que Florence décide de partir vivre au Canada avec le père biologique revenu entre temps, Jim a alors une 10e d’années .
Ce film pose la question de ce qu’Aymeric aurait pu faire.
Sachant que l’enfant n’était pas reconnu par son père au moment de sa naissance, il aurait pu le reconnaître, il aurait eu un statut de père de l’enfant.
Une fois son nom inscrit sur l’acte de naissance en qualité de père, dans la mesure où il se comporte comme un père et qu’aux yeux de tous , personne ne peut contester cette paternité passé un délai de 5 ans.
Article 333 du code civil:
« Lorsque la possession d’état est conforme au titre, seuls peuvent agir l’enfant, l’un de ses père et mère ou celui qui se prétend le parent véritable. L’action se prescrit par cinq ans à compter du jour où la possession d’état a cessé ou du décès du parent dont le lien de filiation est contesté. »
Nul, à l’exception du ministère public, ne peut contester la filiation lorsque la possession d’état conforme au titre a duré au moins cinq ans depuis la naissance ou la reconnaissance, si elle a été faite ultérieurement.
Et ce bien qu’Aymeric et Florence n’ont jamais été mariés.
Bien sur si Aymeric ne s’était pas comporté comme le père de l’enfant ou l’avait fait moins de 5 années, dans ce cas, une action en contestation de paternité de la part du père biologique Christophe aurait pu se tenir et le test de paternité réalisé.
Rappelons qu’en France aucun test de paternité n’est réalisé hors cadre judiciaire.
L’action en contestation d’une filiation se déroule devant le tribunal judiciaire, avec l’assistance obligatoire d’un avocat.
Si l’enfant est mineur, il doit être représenté par un administrateur ad hoc quand ses intérêts sont en contradiction avec ceux de ses représentants légaux (c’est-à-dire son ou ses parents).
Une seule exception, à ce délai de 5 ans, les cas de fraudes à la loi, dans ce cas le procureur peut toujours poursuivre en contestation de paternité .
Est clairement visé le cas de la gestation pour autrui (mères porteuses) interdit en France.
Deuxième solution, Aymeric aurait également pu en étant le conjoint même non marié adopter l’enfant.
Cette procédure doit être menée devant le tribunal judiciaire du lieu de résidence ,avec l’assistance d’un avocat de façon obligatoire si l’enfant a plus de 15 ans.
3e option , l’obtention d’un droit de visite
L’article 371-4 du Code civil prévoit que :
« L’enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants. Seul l’intérêt de l’enfant peut faire obstacle à l’exercice de ce droit.
Si tel est l’intérêt de l’enfant, le juge aux affaires familiales fixe les modalités des relations entre l’enfant et un tiers, parent ou non, en particulier lorsque ce tiers a résidé de manière stable avec lui et l’un de ses parents, a pourvu à son éducation, à son entretien ou à son installation, et a noué avec lui des liens affectifs durables. »
Aux termes du premier alinéa de ce texte, l’enfant a le droit de nouer des « relations personnelles » avec ses ascendants, c’est-à-dire de correspondre, d’échanger, de rencontrer ou encore de séjourner avec ces derniers pour autant que ces relations soient conformes à son intérêt.
En l’absence d’accord spontané entre les parents sur les modalités de leurs relations avec l’enfant, une médiation familiale peut être envisagée et aboutir à la conclusion d’un pacte entre les parties. Ce pacte est révocable pour de motifs graves pouvant s’illustrer par une atteinte à la santé, à la sécurité ou encore à la moralité de l’enfant.
A défaut d’accord entre les parents ou si cet accord est révoqué, les parties devront saisir le Juge aux affaires familiales afin qu’il fixe les modalités des relations entre l’enfant et ses ascendants au regard de l’intérêt de l’enfant.
L’alinéa 2 de l’article 371-4 poursuit en prévoyant des droits analogues au bénéfice de l’enfant et du tiers, parent ou non, en envisageant plusieurs hypothèses non exhaustives que ne prévoyait pas le texte dans sa rédaction antérieure à la réforme de 2013.
Bien qu’il ne se réfère pas expressément à la notion de « beau-parent », l’alinéa second de l’article 371-4 s’adresse directement aux beaux-parents en envisageant l’hypothèse du tiers qui a résidé de manière stable avec l’enfant et l’un de ses parents
Les changements de société prennent du temps, dans le film Aymeric n’a mené aucune action, probablement sidéré par la brutalité du départ et de la situation subie, mais il est clair que c’est Jim qui en a payé le prix.
Corinne FERRER
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Qui est le parent responsable?

Revirement de jurisprudence: Arrêt de la Chambre plénière de la Cour de Cassation du 28 juin 2024
Lorsqu’un enfant commet une faute ayant entrainé un préjudice, la responsabilité de ses parents est engagée.
Avant cet arrêt plus précisément était engagée la responsabilité du parent qui avait la résidence principale de l’enfant de sorte que lorsque le fait dommageable était commis alors que l’enfant est en vacances ou en week-end chez l’autre parent, celui ci n’était pas responsable.
Dorénavant la Cour indique que sera engagée la responsabilité du parent ou des parents qui exercent l’autorité parentale.
Donc pour la plupart des cas les deux parents.
Car hormis le cas du parent qui aurait reconnu l’enfant passé son premier anniversaire ou motifs graves, l’autorité parentale est exercée conjointement.
Cette solution bien que plus équitable pour le parent qui a la résidence principale, va poser question lorsque le fait générateur de la responsabilité va se dérouler chez le parent qui n’exerce pas l’autorité parentale mais qui bénéficie d’un droit de visite et d’hébergement et qui aura manqué à son devoir de surveillance…
Avec cette décision, la Cour de cassation considère que les deux critères prévus au code civil pour engager la responsabilité des parents (exercice de l’autorité parentale et cohabitation avec l’enfant) sont consubstantiels : le fait qu’un enfant cohabite avec ses parents est la conséquence de l’exercice conjoint de l’autorité parentale.
Lorsque les parents exercent conjointement l’autorité parentale, la condition de cohabitation est donc considérée comme remplie même lorsqu’ils sont séparés et que l’enfant ne réside plus que chez l’un d’entre eux.
Dans ce cas, les deux parents demeurent responsables des dommages causés par l’enfant mineur.
Cette cohabitation ne cesse que si une décision administrative ou judiciaire confie l’enfant à un tiers.
Dans ce cas, l’enfant réside chez cette tierce personne et la responsabilité des parents de l’enfant mineur ne pourra pas être engagée, même si ces derniers continuent d’exercer leur autorité parentale.Corinne FERRER avocat pour prendre rendez vous cliquez ici
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Tribunal de Montpellier

Les difficultés du Pole Famille à Montpellier au 1er semestre 2024